Des Territoires

(Nous sifflerons la Marseillaise)

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de et mise en scène   Baptiste Amann
avec   Solal Bouloudnine / Samuel Réhault / Lyn Thibault / Olivier Veillon
collaboration artistique   Yohann Pisiou
lumières   Sylvain Violet
son   Léon Blomme
scénographie   Philippe Casaban et Eric Charbeau

 

 

production
Compagnie du Soleil Bleu (dans le cadre de la Pépinière du Soleil Bleu & Glob Théâtre)

coproduction
la Comédie de Reims – Centre Dramatique national, le Glob Théâtre – Bordeaux, l’OARA – Office Artistique de la Région Aquitaine.

avec le soutien financier
du Ministère de la Culture / DRAC Aquitaine et la Ville de Bordeaux.

avec le soutien de
Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines (Paris), Montévidéo – Centre de créations contemporaines (Marseille).

Glob Théâtre – Bordeaux / 12 – 15 et  19 – 22 janvier 2016 – 20h
Théâtre Ouvert – Paris / 29 janvier – 19 février 2016
la Comédie de Reims / 23 février – 5 mars 2016
tournée 16-17 en construction

 

presse
Télérama   Le Monde    les Inrocks     Rue89     La Croix   ailleurs sur le web 

LE PROJET

Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise) est le premier volet d’une trilogie dont l’axe fondamental serait: Quelle révolution appellera le 21 ème siècle?

L’époque que nous vivons a vu s’opérer un glissement idéologique de la dissidence. Des révolutions libertaires du 18ème (révolution française), 19ème (la Commune), et 20ème siècle (guerres d’indépendances des anciennes colonies françaises et mouvement de Mai 68) nous sommes passés à une grogne révolutionnaire rétrograde, conservatrice et xénophobe (Manif pour tous, Jour de colère etc…) Il y a dix ans les manifs de droite apparaissaient comme une blague, désormais elles ne font plus rire personne.  Que des jeunes partent en Syrie, dans un idéal romantique de révolution ; Que partout en France les exactions de groupuscules néo-fascistes qu’on croyait définitivement vaincus connaissent une recrudescence ; Que le FN soit devenu aux dernières élections européennes le premier parti de France ; Que la porosité du conflit Israélo-Palestinien entrainent en France les manifestations de violences qu’on a connu ces derniers jours ; Tout cela indique qu’il y a dans notre pays quelque chose qui gronde. Des territoires, est une fable qui a pour contexte ce grondement, ce sentiment de déclinaison. Et pour cadre, un territoire qui m’est familier, et qui m’apparaît comme catalyseur des symptômes de ce mécontentement : la banlieue.

Le titre Des territoires est une référence au concept de déterritorialisation de Gilles Deleuze et Félix Guattari (Anti-Œdipe) qui décrit un processus de rupture entre les relations antérieures relatives à un territoire et leur réactualisation dans d’autres contextes.

J’ai vécu en banlieue pendant dix huit ans. D’abord en « cité », puis dans une résidence de relogement où les conditions de vie sont dites plus agréables. C’est un univers extrêmement cloisonné dont on espère se « déterritorialiser » au plus vite. Mais ces structures de relogements, censées offrir aux habitants un espace plus propice à l’épanouissement ont été ensuite entourées elles-mêmes par d’autres cités HLM. L’ouverture nécessaire induite par le principe de déterritorialisation s’est aussitôt vue obstruée par le jaillissement sans cesse renouvelé de l’urbanisation. La distance pour en échapper est devenue exponentielle. Il y a donc chez la population de banlieue un sentiment de résignation vis-à-vis de sa condition.

C’est donc à l’intérieur de ces espaces gigognes dans lesquels se cristallisent les rivalités territoriales qui agitent le monde depuis des siècles (conflits identitaires, communautaires, rapport à la légitimité par l’opposition nature/culture, rapport à la culpabilité induite par le clivage colon/colonisé) que j’ai voulu situer la pièce. Mon intention est de parler à travers le ressouvenir de ma propre expérience, de l’impact qu’ont les territoires sur notre personnalité, et à quel point ils déterminent aussi notre rapport au monde.

La création de ce premier volet interviendra au cours de la saison 2015-2016. L’objectif serait à terme de créer la totalité de la trilogie pour 2017, dans un contexte d’élections présidentielles qui s’annoncent houleuses.

Cette trilogie suit les péripéties d’une fratrie issue de la classe moyenne habitant le pavillon témoin d’une résidence de logement HLM. Chacune des trois pièces est traversée par un anachronisme (1 : La révolution française, 2 : La Commune, 3 : la révolution Algérienne) visant à mettre en perspectives les enjeux sociétaux contemporains avec ceux qui ont été au cœur des trois siècles précédents.

SYNOPSIS

Quatre frères et sœurs se réunissent, à la mort de leurs parents, dans le pavillon témoin d’une résidence HLM au sein duquel ils ont passé toute leur enfance. Entre les préparations de l’enterrement et l’organisation de la revente de la maison, les souvenirs rejaillissent. Aucun d’entre eux n’a jusqu’ici vécu en dehors de ce quartier. Et pourtant, le fait de devoir se séparer de la maison de leur enfance leur renvoie au visage les multiples mutations de cet environnement dont ils n’ont jamais su s’extirper, et qui imprimèrent sur eux d’oppressantes contraintes.

L’équilibre précaire dans lequel ils se trouvent est bouleversé lorsqu’une entreprise d’ameublement de terrain découvre dans leur jardin les ossements d’un corps humain. Il s’agit en réalité du corps de Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, dont la dépouille n’avait encore jamais été retrouvée. L’héritage n’est plus le même.

 

avril 14 – Lecture du texte dans le cadre des Mercredis de Montévidéo. Marseille

mai 14 – Présentation d’une première étape de travail au terme d’une résidence d’essai de 15 jours à la Comédie de Reims.

novembre 14 – Lecture du texte à Théâtre Ouvert (Paris) dans le focus à Théâtre Ouvert F.T.O#1 dans le cadre de la semaine des écritures contemporaines

décembre 14 – Mise en ondes sur France Culture dans le cadre d’un partenariat avec Théâtre Ouvert réalisé par Cécile Geoffroy

en répétition
à La Comédie de Reims : octobre 15
au Glob Théâtre – Bordeaux : du 7 au 19 décembre 15
au Glob Théâtre – Bordeaux : du 4 au 9 janvier 2016

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                                          Photos de la lecture à Théâtre Ouvert le 19 Novembre 2014. © Christophe Raynaud de Lage